• L'UNIVERS DE SPIROU : PLANCHES, FIGURINES ET PIECES DE COLLECTION

 L'histoire, les personnages et les véhicules des aventures de Spirou sont abordés par l'exposition d'une centaine de figurines et modèles réduits de collection, des éditions d'époque, des documents anciens et des objets publicitaires.

 

Une figurine exclusive : à l'occasion de l'exposition, Catherine Dève, artiste reconnue dans le domaine de la poupée d'auteur, a réalisé une poupée de Spirou, avec Spip. Mesurant 42 cm, en porcelaine, cuir et tissu, cette pièce unique, incroyablement fidèle au dessin de Franquin des années 1950, a nécessité plus de 150 heures de travail et beaucoup de talent.

 

Des planches originales : des planches originales de Spirou, dessinées par Emile Bravo, sont présentées dans l'exposition sur la coursive de la médiathèque. Une occasion d'admirer et de mieux connaître son travail et son talent avant de le rencontrer lors de sa venue à la Foire du livre de Brive les 8, 9 et 10 novembre.

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  • SPIROU ET LE DESIGN

 Le Design existe depuis plus d'un siècle, pourtant son utilisation dans la bande dessinée reste confidentielle. Symbole de la modernité, le design est une culture, une histoire humaine et industrielle qu'il faut connaître pour apprécier.


Franquin est le dessinateur qui a le plus utilisé les mobiliers et les voitures, les objets et les architectures Design. Dans toute son œuvre, et tout particulièrement dans Spirou, on retrouve régulièrement le fauteuil Lady de Zanuso, le canapé D70 ou le fauteuil P40 d'Osvaldo Borsani, la chaise Butterfly de Hardoy ou encore la chaise Tulipe de Pierre Guariche...


La bande dessinée est une culture, le design aussi, chacun enrichit l'autre et vit en parfaite harmonie.

 

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André Franquin

Pour créer le décor de ses séries, Franquin s'est inspiré d'un style à la mode des années cinquante. «Je n'ai pas été chercher mes modèles très loin. J'ai travaillé à partir de tables, de chaises et de fauteuils italiens, dits «tech» qui se trouvaient chez moi. Pour la maison de Félix, le cousin de Modeste, j'ai fait pire. Le personnage étant censé symboliser quelqu'un qui a mauvais goût, je lui ai créé un univers en rapport : tout était minable, de la commode à la statuette en passant par les lampes, les rideaux et les portes parapluies. J'ai également dessiné des voitures sorties, elles, de mon imagination. Pour Spirou, je m'inspirais de modèles réels, ce qui m'obligeait à passer des heures à fouiller dans une abondante documentation. J'ai cru gagner du temps en inventant tout. C'est exactement le contraire qui s'est produit !»