Prix des lecteurs 2015 : les 10 romans

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La 10e édition du Prix des lecteurs de la Ville de Brive a été lancée, avec la présentation des 10 romans sélectionnés aux membres du jury.

Organisé par la médiathèque et décerné dans le cadre de la Foire du livre, le Prix des lecteurs de la Ville de Brive récompense un roman français de la saison littéraire.


Les 20 lecteurs membres du jury, qui se sont réunis pour la première fois ce 25 juin, ont pu se rencontrer, prendre connaissance du calendrier et des modalités d'organisation du Prix, et surtout découvrir la Sélection concoctée par les bibliothécaires pour cette édition 2015...

Les 10 romans sélectionnés :
Retrouvez dans le catalogue les exemplaires disponibles au prêt en consultant la Sélection dédiée


 Le consulLe Consul
Salim Bachi
Gallimard, Collection Blanche
Paru le 1er janvier 2015

Résumé

Aristides de Sousa Mendes, consul du Portugal à Bordeaux en 1940, sauva entre 30.000 et 50.000 personnes de toutes origines, grâce à un visa signé de sa main qui leur permit d'échapper à la déportation. Ayant désobéi au gouvernement, il fut démis de ses fonctions et exilé dans son propre pays.

4ème de couverture

En juin 1940, en pleine débâcle, Aristides de Sousa Mendes, consul du Portugal à Bordeaux, sauva la vie de milliers de personnes en désobéissant à son gouvernement. Entre trente mille et cinquante mille réfugiés de toutes nationalités et religions bénéficièrent d'un visa signé de sa main qui leur permit de fuir la menace nazie. Plus de dix mille juifs échappèrent à une mort certaine dans les camps.
Relevé de ses fonctions, exilé dans son propre pays, oublié de tous, Aristides de Sousa Mendes paya jusqu'à la fin de sa vie le prix fort pour ses actes de courage.

Salim Bachi retrace, dans ce roman en forme de confession, le destin exceptionnel d'un homme mystérieux et tourmenté, croyant épris de liberté et père de quatorze enfants que l'amour d'une femme et de l'humanité vont transfigurer.

 

Poussieres dexilPoussières d'exil
Patrick Bard
Le Seuil
Paru le 2 avril 2015

Résumé

Léa Soler, femme dure et déterminée, se débat avec les siens dans la misère rurale de l'Espagne de la fin du XXe siècle. La Première Guerre mondiale la contraint à l'exil en France. Puis, de retour en Espagne, elle est confrontée à la guerre cilvile de 1936. Parallèlement, Rebecca grandit à Paris, cachée par sa famille espagnole. Elle pressent un terrible secret que sa grand-mère lui révélera.

4ème de couverture

Léa Soler, jeune femme dure et déterminée, se débat avec les siens dans la misère rurale de l'Espagne des premières années du XXe siècle quand la Grande Guerre vient lui apporter l'espoir d'une émancipation sociale : les vignes du Midi de la France manquent de bras.
Mais le temps passe sans que l'exil lui apporte ce dont elle a rêvé. En 1936, frustrée par tant de vain labeur, elle convainc son mari, ses fils et ses deux filles de retourner en Espagne. Presque malgré eux, les Soler sont précipités dans le chaudron de la guerre civile. Une fois les hommes dévorés par le brasier, Lea et ses filles, Gloria et Soledad, demeurent prisonnières d'un pays que la victoire de Franco transforme en immense geôle. Jusqu'à leur fuite à travers les Pyrénées et un second exil en France.
Paris, début des années 50. Migrants et réfugiés s'entassent dans des taudis. Rebecca y grandit sous l'autorité de sa grand-mère Lea et de ses parents, Gloria et Diego. Elle ne va pas à l'école. Pressentant un terrible secret, Rebecca étouffe et se rebelle, jusqu'au jour où Lea lui remet une vieille boîte à chaussures dont le contenu bouleversera sa vie.

Traversé par le souffle des grandes sagas, Poussières d'exil est un formidable roman et un hymne au courage des femmes, dont le farouche désir de vivre l'emporte sur la misère, la guerre et la mort.

 

Le voyage doctavioLe Voyage d'Octavio
Miguel Bonnefoy
Editions Rivages
Paru le 7 janvier 2015

Résumé

Les tribulations d'Octavio, un paysan analphabète vénézuélien, qui se réapproprie son passé et celui de son pays grâce à Alberto Perezzo, l'ami médecin qui lui apprend à écrire, et à son amour pour Venezuela, une jeune comédienne.
Premier roman.

4ème de couverture

Le voyage d'Octavio est celui d'un analphabète vénézuélien qui, à travers d'épiques tribulations, va se réapproprier son passé et celui de son pays. Le destin voudra qu'il tombe amoureux de Venezuela, une comédienne de Maracaibo, qui lui apprend l'écriture. Mais la bande de brigands « chevaleresques », menée par Rutilio Alberto Guerra, pour laquelle il travaille, organisera un cambriolage précisément au domicile de sa bien-aimée. Avant que ne débute un grand voyage dans le pays qui porte son nom. Octavio va alors mettre ses pas dans ceux de saint Christophe, dans ceux d'un hôte mystérieux, dans ceux d'un peuple qu'il ignore.

Car cette rencontre déchirante entre un homme et un pays, racontée ici dans la langue simple des premiers récits, est d'abord une initiation allégorique et amoureuse, dont l'univers luxuriant n'est pas sans faire songer à ceux de Gabriel García Márquez ou d'Alejo Carpentier.

 

evaristeÉvariste
François-Henri Désérable
Gallimard
Paru le 31 décembre 2014

Résumé

Le parcours d'Evariste Galois, contemporain de F.-V. Raspail, G. de Nerval, A. Dumas et A.L. Cauchy. Sa vie, aussi courte qu'intense, est marquée par la passion des mathématiques, les Trois Glorieuses et la prison. Le jeune homme meurt au cours d'un duel, à l'âge de 20 ans.
Premier roman.

4ème de couverture

À quinze ans, Évariste Galois découvre les mathématiques ; à dix-huit, il les révolutionne ; à vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l'amour et la mort à l'aube, sur le pré.

C'est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée.

 

La revanche de kevinLa Revanche de Kevin
Iegor Gran
Editions P.O.L.
Paru le 5 février 2015

Résumé

A cause de son prénom, Kevin souffre d'humiliations chroniques depuis son enfance. Les moqueries subsistent alors qu'il travaille dans un milieu intellectuel, à la radio. Il décide de se venger en se faisant passer pour un éditeur, afin de blesser la vanité des écrivains lui confiant leurs manuscrits.

4ème de couverture

À la porte de Versailles, au vernissage du Salon du livre, vous rencontrez un type sympathique, lecteur pour une grande maison d'édition. Il sait que vous écrivez, vous lui montrez votre manuscrit, il en tombe dingue. Il le fait lire à quelques pointures de ses connaissances et tous sont unanimes : vous avez écrit un chef-d'œuvre. Vous avez du mal à le croire, mais il vous rassure en citant Proust, Céline, Deleuze et votre vanité prend ses aises, radieuse. Vous vous apprêtez à signer le contrat quand le type disparaît. Vous appelez la maison d'édition. On vous apprend qu'il n'a jamais existé.

 

quand jetais vivantQuand j'étais vivant
Estelle Nollet
Albin Michel
Paru le 2 janvier 2015

Résumé

Dans un lieu indéfini, quatre personnages liés par leur décès simultané, se retrouvent et revisitent leur vie : Harrison, l'homme blanc qui a hérité de la réserve africaine de son père, Juma, le jeune albinos persécuté, recueilli par Harrison, N'Dilo, l'ami d'enfance de Harrison devenu bras droit d'un contrebandier sanguinaire, et Pearl, une éléphante très proche de Harrison.

4ème de couverture

Ils sont quatre. Quatre à avoir vécu sur la même réserve africaine, à l'avoir vue se transformer d'éden touristique en lieu de massacre. Quatre à découvrir que ni l'amour ni l'amitié n'empêchent la violence et la trahison. Quatre à être liés pour l'éternité.

Estelle Nollet, l'auteur de On ne boit pas les rats kangourous, excelle autant à décrire la vie sauvage, majestueuse et libre, que les détails précis, singuliers et impitoyables quand la bestialité et la vénalité surgissent. Une vision du monde crue et tonique, imprégnée de réalisme magique.

 

juan fortunaJuan Fortuna
Jean-Philippe Rossignol
Christian Bourgois
Paru le 12 mars 2015

Résumé

En juillet 2009, à l'âge de trente ans, Juan Fortuna disparaît de Buenos Aires. Il s'enfuit loin de ses cousins, malfaiteurs de haut vol. Son entourage est désorienté face à cet abandon. Son frère aîné part à sa recherche et reconstitue à rebours le parcours de son frère.

4ème de couverture

L'un danse quand l'autre le regarde. L'un semble toujours sur le départ quand l'autre est immobile. Tels sont les deux frères Fortuna, nés à la fin des années 1970, dans le quartier de Recoleta, à Buenos Aires. Ils grandissent et s'apprivoisent. Le père comme la mère sont aussi étranges qu'imprévisibles ; les cousins jouent avec le feu. De tous, Juan Fortuna est le plus solitaire, le plus fou, le plus libre. Il croit à sa bonne étoile.

 

je vous ecris dans le noirJe vous écris dans le noir
Jean-Luc Seigle
Flammarion
Paru le 7 janvier 2015

Résumé

Quand Pauline Dubuisson, étudiante en médecine, tue son ex fiancé Félix Bailly, elle n'imagine pas qu'elle va provoquer par ricochet du destin une autre mort, celle de son père qui se suicide après avoir appris son arrestation. A 21 ans elle est jetée en prison et passe devant les assises de Paris où est requise contre elle la peine de mort.

4ème de couverture

1961. Après avoir vu La Vérité de Clouzot, inspiré de sa vie et dans lequel Brigitte Bardot incarne son rôle de meurtrière, Pauline Dubuisson fuit la France et s'exile au Maroc sous un faux nom. Lorsque Jean la demande en mariage, il ne sait rien de son passé. Il ne sait pas non plus que le destin oblige Pauline à revivre la même situation qui, dix ans plus tôt, l'avait conduite au crime. Choisira-t-elle de se taire ou de dire la vérité?

Jean-Luc Seigle signe un roman à la première personne où résonnent les silences, les rêves et les souffrances d'une femme condamnée à mort à trois reprises par les hommes de son temps.

 

Lhomme au fondL'Homme au fond
Olivier de Solminihac
Editions de l'Olivier
Paru le 5 février 2015

Résumé

Le narrateur emménage dans la maison qu'il vient d'acheter à Dunkerque. Il remarque un homme qui sort régulièrement au vasistas de la maison voisine pour fumer. Il est de plus en plus obsédé par la figure de ce fumeur et par l'histoire d'une plaque commémorative découverte sur le mur de sa propriété. Il entreprend alors des recherches qui le ramènent aux souvenirs de la Seconde Guerre mondiale.

4ème de couverture

« Un jour que nous sommes affairés au fond du jardin, le vasistas s'ouvre et l'homme surgit, avec sa cigarette. Nous notons sa présence du coin de l'œil mais nous faisons comme si de rien n'était. Trois minutes plus tard, il n'y est plus, et l'un de nous dit à voix basse :

- Encore lui.
- Quoi, encore lui ?
- Lui. A sa fenêtre.
- Oui.
Nous déterrons. Nous remuons. Dos à lui qui n'est plus là, au-dessus de nous, comme un maton.
Mais nous, alors, de quoi sommes-nous prisonniers ? »

 

diane dans le miroirDiane dans le miroir
Sandrine Roudeix
Mercure de France
Paru le 26 mars 2015

Résumé

Dans la peau de Diane Arbus, l'auteure décrit la difficulté de la photographe à réaliser un autoportrait par une nuit d'été à New York. Seule dans sa salle de bains, la narratrice recule l'échéance, s'observe dans le miroir et laisse affleurer les souvenirs de son enfance, de ses rencontres, de sa carrière, de sa sexualité, de ses difficultés d'argent, etc.

4ème de couverture

Faire une photo m'a toujours arrachée à mes angoisses en me confrontant à quelque chose qui me dépasse. Je me demande même si l'expérience de ce dépassement ne compte pas plus que l'image à mes yeux. Je ne suis jamais la même lorsque je range mon appareil, mon flash et mes objectifs avant de prendre congé.
L'impression que quelque chose d'irréversible a été accompli.
New York, 1971, une nuit d'été. La chaleur est étouffante. Dans sa salle de bains, une photographe s'apprête à réaliser un autoportrait. Il lui faut trouver le cadre idéal, caler son Leica, choisir focale et vitesse d'obturation, préparer le déclencheur souple... Cette photographe, c'est la grande Diane Arbus qui, en s'intéressant aux inconnus dans la rue et aux personnages hors normes - travestis, prostituées, nains, handicapés -, a révolutionné la photographie.
Cette nuit-là, Diane semble à bout de forces. Comme si elle reculait l'échéance, elle tarde à accomplir son projet. Bientôt il fera jour. Mais auparavant, elle se sera confiée à ce miroir dans lequel elle scrute son visage au bord de l'épuisement, revenant sur son enfance, son parcours, ses rencontres, ses amours, sa sexualité et sa peur, viscérale, de l'abandon...

Avec une sensibilité à fleur de peau et une manière très intime de parler de la photographie, Sandrine Roudeix se glisse au plus près de Diane Arbus. Dans cette salle de bains qui ressemble à un dernier refuge, lentement, patiemment, elle l'accompagne au bout de sa nuit et livre d'elle un portrait inédit.

 

 

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