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A l’occasion du Mois du film documentaire, manifestation nationale organisée chaque année en novembre, et de la sortie de son dernier film In Jackson Heights, la médiathèque de Brive, le cinéma Le Rex et le Pôle régional d’éducation à l’image Les Yeux verts présentent un cycle sur le documentariste Frederick Wiseman.




4 projections des films de Frederick Wiseman et une conférence sont programmés :

Titicut Follies, mardi 15 novembre à 18h, à la médiathèque
" L'institution filmée par Wiseman ", conférence de Raphaëlle Pireyre, samedi 19 novembre à 17h, à la médiathèque
Boxing Gym, samedi 19 novembre à 20h, au cinéma Rex
In Jackson Heights, samedi 26 novembre à 18h30, au cinéma Rexwiseman
At Berkeley, mardi 29 novembre à 18h30, au cinéma Rex

Et pour prolonger les projections et débats, retrouvez une sélection des films de Frederick Wiseman en DVD, disponibles en prêt à la médiathèque.

Frederick Wiseman est l’un des plus grands documentaristes contemporains, à la fois par l’étendue de sa production et par l’acuité et la profondeur du regard qu’il porte sur la société occidentale et le fonctionnement de la démocratie américaine.
Depuis 1967, il s’est attaché à filmer essentiellement des institutions : prison, lycée, hôpital, caserne, centre d’aide social, mais aussi grand magasin, théâtre, musée… Wiseman propose non seulement un « point de vue documenté » mais aussi une réflexion sur la société dans son ensemble, sur ses valeurs morales réelles ou supposées.


"Auteur du récent In Jackson Heights, qui explore minutieusement le melting-pot d’un quartier du Queens, Frederick Wiseman, 86 ans, est considéré à raison comme le plus grand cinéaste américain.
Fred Wiseman est documentariste. Ses films, qui traitent a priori de sujets de société, institutionnels ou politiques, ne sont pas tous diffusés en France. Et quoiqu’il en ait réalisé 44, soit à peu près autant que Woody Allen, son renom reste confidentiel, cantonné aux cinéphiles pointus ainsi qu’à ses propres confrères, qui lui empruntent souvent son style et son esprit pour donner une assise à leurs œuvres grand public. David Simon, créateur de la série télé The Wire, régulièrement classée comme la meilleure, avoue qu’il s’est inspiré de Wiseman pour sa vision impassible et exhaustive de la vie urbaine. Dans ses documentaires, souvent associés au “cinéma vérité” ou au “cinéma direct”, deux termes qu’il récuse, Wiseman s’efforce de scruter à chaque fois une institution ou une corporation, en intervenant le moins possible, en se refusant au commentaire et à la musique. Il considère que malgré ses efforts, l’objectivité reste impossible au cinéma, car même le cadre et le montage ne sont pas innocents. De plus, au fil des ans son style a évolué.
Il était plus polémique à ses débuts, tentait de révéler les aspects les plus criants de la société américaine. Il filmait dans un style plus reportage, caméra mobile. Ensuite, il s’affirma comme le maître du plan-séquence, caméra posée, plans longs. Dans la dernière partie de son œuvre, il a souvent filmé des thèmes moins polémiques, en recourant à un montage plus classique, morcelé, correspondant mieux à un travail qu’il qualifie de “mosaïque”."
Extrait d'un article paru dans Les Inrocks (27/03/2016) : " Pourquoi Frederick Wiseman est le plus grand cinéaste américain "

 

Une programmation proposée en partenariat avec le Cinéma Rex et le Pôle régional d'éducation à l'image Les Yeux verts, dans le cadre du Mois du film documentaire.

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