Prix Goncourt des lycéens : au fil des lectures

  • Imprimer

Prix goncourt des lyceens

La classe de Terminale Brevet des Métiers d’Art du Lycée Lavoisier participe cette année au jury du Prix Goncourt des lycéens, pour lequel elle représente l'Académie de Limoges.


Les élèves auront 7 à 8 semaines pour lire les 14 romans sélectionnés, avec l’aide de leur professeur de français et de leur professeur documentaliste, qui les accompagnent dans cette aventure.

Pendant cette intense période de lecture, les élèves ont proposé à la médiathèque de partager avec les lecteurs quelques unes de leurs critiques et avis, au fil de leurs lectures...



Nathacha Appanah, Tropique de la violence, Gallimard
Tropique de la violence est un livre assez particulier dans sa façon de raconter l'histoire. De chapitre en chapitre on change de narrateur. Cette structure me plaît car l'histoire n'est pas linéaire mais on arrive vite à se retrouver dans la chronologie des événements. L'histoire, simple, ne m'a pas intéressé. Je n'ai pas accroché au thème de ce livre, de l'histoire de Moïse ce jeune garçon orphelin de Mayotte.
Les derniers chapitres sont longs avec des descriptions assez inutiles. L'histoire avance trop lentement et je trouve la fin vraiment trop abrégée. Toutes ces descriptions pour une conclusion en une seule page.
Quentin

Jean-Paul Dubois, La Succession, L'olivier
Mon avis sur ce livre et assez mitigé. Lors de ma lecture, ce livre m'a fait passer par plusieurs points de vue différents. D'une part, l'histoire du livre est très intéressante, il y a une touche de psychologie qui nous permet de comprendre et de réfléchir au « pourquoi du comment » des actes de certains.
Mais par ailleurs, ce livre m'a, à plusieurs moments, endormi. Il y a beaucoup de passages ou l'histoire stagne et auxquels je ne trouve pas de réel intérêt.
Au début du livre le personnage principal est dans un contexte de plénitude, de bonheur et d'accomplissement. Au fur et à mesure, tout cet équilibre prend fin pour arriver à un aboutissement tragique. Pratiquement toute l'histoire du livre se résume lors du dernier chapitre, ce qui m'a permis de me remémorer le reste de ma lecture, de me remettre dans le bain afin de me lancer dans les dernières lignes, derniers instants de ce roman, de cette histoire et de cette vie.
Au final, ce livre m'a bien plu par intermittence. Mis à part cela, l’écriture est fluide. Ce livre se lit donc assez facilement pour tout lecteur.
Anthony

Frédéric Gros, Les possédées, Albin Michel
L'histoire se passe à Loudun, entre 1629 et 1633. Elle fait le récit d'un prêtre, Urbain Grandier, accusé d'avoir fait un pacte avec le diable et qui aurait commandé à des démons d'aller posséder les Ursulines du couvent de la ville. S'étant fait des ennemis au sein de la ville, par son amour des femmes et son côté rebelle et juste, beaucoup cherchent à lui nuire.
Livre plaisant. Écriture simple et très agréable à lire. L'histoire est bien détaillée sans tomber dans l'ennui de la répétition. Elle est intéressante et on y entre facilement. Peu de suspens mais toujours l'envie de savoir ce qui va arriver à notre prêtre, ce que ses ennemis vont pouvoir lui réserver. Le personnage est attachant par son malheur et ses ambitions.
Au delà de l’histoire vraie que raconte ce roman, chacun de nous peut l'assimiler à une histoire vécue : avec des faux amis qui cherchent à nuire à une personne innocente, qui dérange par sa franchise et son insolence.
Etienne

Laurent Mauvignier, Continuer, Minuit
Mes premières impressions sur ce livre étaient très bonnes. C'est un livre qui se lit facilement et qui est très prenant. Le lecteur est immergé instantanément dans l'histoire. On ne s'ennuie jamais.
Les coupures sont très fréquentes en forme de sous chapitres. Cela crée une structure qui nous permet de nous repérer plus facilement dans le déroulement de l'histoire. On ne se retrouve jamais réellement perdu.
Les parties de description et d'action sont extrêmement bien équilibrées. L'auteur a installé une forme de fluidité dans la narration, ce qui nous permet d'obtenir une réponse aux questions que l'on se pose sur les personnages.
Ceux-ci sont, à leur manière, attachants. On y découvre une mère un peu désespérée mais combative, qui ne veut rien lâcher de bout en bout et se bat pour son fils bien que peu de personnes la soutiennent dans son projet, décrit comme « absurde » par le père de Samuel.
Parallèlement, on découvre un fils qui la suit sans réelle conviction. Un personnage très fermé, montrant très peu d'émotions positives. Il en vient à détester sa mère au début de leur voyage, à la regarder froidement. L'aventure avance et on sent l'adolescent dégager quelques émotions tout en essayant de les cacher… Lorsqu'il s’inquiète en n'entendant plus sa mère, il s'affole jusqu'à ce qu'il entende sa voix. Il décide d'attendre pour ne pas montrer l’inquiétude présente dans son souffle .
Ce livre ne me donne en aucun cas envie de le lâcher. Il est très prenant et nous amène a attendre chaque moment libre de notre journée pour le CONTINUER !!!!
Anthony

Laurent Mauvignier, Continuer, Minuit
La lecture de « Continuer » de Laurent Mauvignier est relativement simple. C'est un livre qui se lit facilement mais il n'est pas transcendant. Il ne me donne pas envie de le dévorer. Je ne me retrouve pas dans l'histoire et je pense que c'est cela qui fait que j'ai du mal à accrocher.
L'auteur y a introduit des retours en arrière pour comprendre pourquoi la mère et le fils sont partis et aussi pour mieux comprendre les situations et les positions des personnages. Les descriptions concernant le Kirsghizistan et ses habitants sont plaisantes et nécessaires car cela permet de s'imaginer l’environnement des personnes et de connaître leurs traditions.
Le père, veut paraître comme un parent présent pour son enfant alors qu'il est loin et qu'il est là uniquement quand ça ne va pas, pour sanctionner. La mère, elle, se démène tant qu'elle peut pour changer son fils, pour qu'il retrouve de vrais centres d’intérêts retrouver des valeurs mais son ex mari et lui sont contre elle. Au fil de l'histoire, le fils apprend a s'avouer qu'il aime sa mère et de là une complicité va naître. Au cours de la lecture on se demande comment leur relation mère-fils va évoluer. On a envie de savoir la suite de l'histoire, ce qu'il va se passer et comment ça va se terminer. Et la fin n'est pas décevante.
Eva

Ivan Jablonka, Laëtitia, ou la fin des hommes, Seuil
Ce livre raconte une histoire réelle et tragique. Celle de l’assassinat d'une jeune fille de Nantes en 2011. Cette histoire est intéressante et très émouvante car l’écrivain nous fait rentrer au cœur de l'affaire.
Elle est bouleversante car on avance avec les points de vue de chaque personnage (famille, gendarme..) présent dans l'affaire.
Ce livre est facile à lire même si l'auteur utilise beaucoup de retours en arrière pour mettre en avant la vie de Lætitia, et chercher ainsi à comprendre le dénouement de l'affaire.
Dès le début du livre, on connaît ce dénouement. A savoir, la fin atroce de la jeune fille par le coupable présumé : Tony Meilhon. L'auteur garde un suspens tout au long du livre pour nous délivrer progressivement des informations en nous aidant à comprendre le procès dans son entier. Ce dernier a eu une répercussion politique et médiatique importante. D'une part, à sa sortie de prison, suite a une précédente affaire, Tony Meilhon n'a pas bénéficié du suivi psychologique et social qui devait être mis en place. D'autre part, l'affaire a permis de révéler les abus sexuels commis sur la sœur jumelle (Jessica) de Laëtitia par le père d’accueil.
L'auteur n'hésite pas à parler de sa vie personnelle.
J'ai apprécié ce roman bien qu'il soit très tourmentant. Ayant le même âge que Laëtitia, cela m'a d'autant plus émue de découvrir son enfance et son adolescence marquées par la violence et les abus subis à cause des hommes.
India

Yasmina Reza, Babylone, Flammarion
Je n'ai pas apprécié la lecture de « Babylone » car l'histoire, lente et ennuyeuse, manque d'intérêt.
L'auteur s'attarde sur des banalités ou des anecdotes insignifiantes alors qu'elle n’approfondit pas suffisamment certains détails plus importants.
L'écriture est facile à lire mais le livre en lui même manque de structure. Il contient, par ailleurs, trop de descriptions et de dialogues.
Il n'y a pas de suspens, peu d'actions et de rebondissements.
Paul

Retrouvez la présentation du Prix, les modalités de la participation des classes et des élèves et la liste des 14 romans sélectionnés dans l'article dédié.

Logo Lavoisier

 

 

Evènements à venir