Extraits de la rencontre avec B. Belpois

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BELPOIS Benedicte

La médiathèque a eu le plaisir d’accueillir Bénédicte Belpois le mercredi 24 février à 15h, dans le cadre de sa résidence d’auteur à Brive (février 2021). La modératrice de cette rencontre était Myriam Entraygues. Voici, ci-dessous, quelques extraits.

Myriam Entraygues : "Est-ce qu’un auteur travaille vraiment en résidence ?’’

Bénédicte Belpois : "Oui. Je suis là pour écrire. Je suis une lève-tôt, je me réveille à 4h30 et j’écris jusqu’à 11h. Après il faut que je m’aère, que je marche. Je suis une vraie cocotte-minute avec mes émotions. J’ai besoin de lâcher. C’est la seule façon que j’ai trouvé pour éteindre mon cerveau.
"Pour mes romans, je pense en écrire 4, pas plus, je souhaite faire passer une idée à chaque fois. Une ligne, un sujet, un verbe, un complément’’ ‘’Je me pose la question qu’est-ce que je veux dire aux gens ? Mon premier roman "Suiza’’ (prix des lecteurs 2019) parle d’amour bien-sûr (son sujet de prédilection), mais plus précisément d’un amour fabuleux avec des gens cabossés’’.
"J’aime bien me documenter, vérifier mes informations, maitriser mon sujet pour ne pas tromper mon lecteur. Moi qui suis sage-femme lorsque je lis des descriptions d’accouchements, je vois bien que l’auteur est passé à côté…’’
A 20h je suis couchée et je n’ai qu’une hâte : me réveiller pour de nouveau écrire.

Myriam Entraygues : Comment es-tu venue à l’écriture ?

Bénédicte Belpois : Tout d’abord je suis une grande lectrice, j’ai beaucoup lu dans ma vie, surtout des romans (d’amour bien-sûr), j’ai lu des auteurs grecs, russes…
Et puis un jour un ami a écrit un livre et il a voulu que je le relise. Il avait écrit une scène d’amour ridicule. J’ai voulu lui corriger, il n’a pas voulu. Alors je me suis lancée dans l’écriture pour écrire celles qui me plaisaient.

Lectrice : comment avez-vous fait pour les assumer ces écrits de scènes d’amour auprès de votre entourage ?

Bénédicte Belpois : Au début j’ai pensé prendre un pseudonyme… Et puis j’ai décidé de les assumer. Quand je les écris souvent je prends un verre de vin, cela me permet de faire tomber mes propres tabous…

Lectrice : Pourquoi avoir choisi l’Espagne pour votre premier roman ?

Bénédicte Belpois : L’Espagne est mon pays de cœur, c’est un pays de Cocagne. Je suis toujours très embarrassée par mes émotions, je vis toujours mes émotions de façon intense, quand je suis triste je suis au fond du trou, quand je suis joyeuse je suis exubérante. En Espagne, je peux les vivre pleinement. C’est un endroit où on n’a pas peur de s’exprimer, de "gueuler’’.

Myriam Entraygues : ton nouveau roman va sortir au mois d’avril, peux-tu nous en parler un peu ?

Bénédicte Belpois : Il va se passer dans les Cévennes, dans des endroits très reculés où on a gardé une certaine "naïveté’’ pour la vie, où les gens sont "simples, authentiques’’. Il va parler d’amour bien-sûr…
Mon questionnement est le suivant "Est-ce que mes choix amoureux sont bien les miens, est-ce que je ne suis pas influencée par d’autres facteurs extérieurs ?
Pour mon troisième roman je renoue avec l’Espagne, l’amour à la limite de la folie.
La vie est un matériau pour mes romans. Mes personnages sont nourris par mes rencontres. J’aime les gens blessés, ceux qui ont souffert et qui ont vaincu. J’aspire à devenir le Courbet de la littérature, montrer des personnages qui ne sont pas beaux, qui sont marqués par la vie.

Une lectrice : quelle définition donneriez-vous de l’amour ?

Bénédicte Belpois : L’amour va se nicher partout. L’amour c’est partager des choses, des émotions.
J’ai une confiance absolue dans l’humain, il peut faire de grandes choses.

 

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